20 marzo 2017

los carros de kipur





LOS CARROS DE KIPUR


Los carros de Kipur en las colinas.
Los carros de Kipur me despertaron.
Eres, Señor, la guerra interminable;
yo, la inmensa pereza inapetente.
Eres la carga matinal terrible,
y a mí me deja mudo la hermosura;
mirarla exige mucho y cansa pronto:
cuando viene, me escondo en mi indolencia.
Los carros de Kipur que son tu gloria,
que son también tu gloria incomprensible,
que habita en lo terrible y en lo humilde,
y en lo confuso habita y en lo claro
del mundo por hacer y el mundo hecho.
Los carros de Kipur que van de caza;
los carros de Kipur que son tu gloria,
la luz incomprensible de tu gloria.
Los carros de Kipur que son la gracia,
la aliada de la gloria incomprensible,
la gracia por terrible rechazada,
la gracia rechazada por hermosa.




(2013-2015)
(de Gloria, Adonáis, Rialp, Madrid, 2016)

10 Comments:

Blogger Durandarte said...

Hola, Julio.
Sigo desde hace tiempo su poesía, y acabo de terminar “Gloria”. Admiro la veta radical de su voz, reconocible pero sin acomodo. Gracias por su trabajo.

22 septiembre, 2017  
Blogger julio martínez mesanza said...

Gracias a ti, Durandarte.

26 septiembre, 2017  
Blogger Santiago Navajas said...

¡Enhorabuena por el PNP! Soy un gran admirador de su poesía. Me ha alegrado el día.

10 octubre, 2017  
Blogger julio martínez mesanza said...

Muchísimas gracias, Santiago. Un abrazo fuerte

11 octubre, 2017  
Blogger Diego Clemén said...

Muchas felicidades por el premio. Un saludo cordial.

22 octubre, 2017  
Anonymous Anónimo said...

He traducido Jan Sobiesky y los carros de Kipu al francés. Sobiesky esta

https://www.facebook.com/ivan.traminiev/posts/1909592902591365

y Kippour no logro obtenerl URL êro aqui esta (persone por las tildes)

Les chars de Kippour
Les chars de Kippour dans les collines.
Les chars de Kippour m'ont réveillé.
Tu es, Seigneur, la guerre interminable;
moi, l'immense paresse sans envie.
Tu es la charge matinale terrible,
et moi me laisse muet la beauté;
la regarder exige beaucoup et fatigue vite:
quand elle vient, je me cache dans mon indolence.
Les chars de Kippour qui sont ta gloire,
qui sont aussi ta gloire incomppréhensible,
qui habite dans le terrible et dans le humble
et dans le confus habite et dans la clarté
du monde à faire et dans le monde fait.
Les chars de Kippour qui partent à la chasse,
les chars de Kippour qui sont ta gloire,
la lumière incompréhensible de ta gloire.
Les chars de Kippour qui sont la grâce,
l'alliée de la gloire incompréhensible,
la grâce pour terrible repoussée,
la grâce pour belle repoussée.

24 octubre, 2017  
Blogger julio martínez mesanza said...

Muchas gracias, Diego. Un cordial saludo.

30 octubre, 2017  
Blogger julio martínez mesanza said...

Gracias por esa estupenda traducción, Ivan. No he conseguido ver la de Jan Sobieski. Volveré a intentarlo.
Un cordial saludo

31 octubre, 2017  
Anonymous Ivan Traminiev said...

Aqui la tiene

Jan Sobiesky

Bien que la multitude ne se soucie point
de ce que l'Europe vaille peu et ne croie en rien
ou gèle éclipsée par la lune
je veux remémorer qui s'en soucie.
Par exemple ce roi des polonais
par son mérite roi, pas par son sang
qui prononça le doux nom de Marie
un matin nouveau à Jasna Gora
fille des montagnes éblouissantes,
fille des montagnes transparentes,
fille des bleus impossibles,
fille des bleus qui plus valent
fille des débuts minuscules
fille de l'humilité récompensée
pluie forte qui emporte la misère
pluie propre qui lave nos âmes.
Les soldats chrétiens que savons:
seulement de l'extension des steppes
de l'heureux et interminable néant
de l'anxiété sans fin des steppes,
seulement de l'étroitesse des forêts
des défiles infinis
des villes qui brûlent dans la nuit
comme étoiles au milieu du néant.
Les soldats du Christ que valons
sans ta main de petite fille qui nous mène
jusqu'à la lumière finale du labyrinthe.
Sans ta main de petite fille que valons.
Un douze septembre devant Vienne
contre la dense grille des piques
et contre les mousquets infernaux
les soldats du Christ s'élancèrent.
L'heure qui appartient à notre maintenant
contre la multitude des piques
et contre les tempêtes infernales
la charge des hussards ailés.

He traducido mano de niña por "main de petite fille" (o sea femina entre 2 y diez años)
en vez de "fille" (adolescente o mujer joven como en el poema de Lorca "Mi niña se fue a la mar"
No se cual era su intencion en esta frase.

Tembien que los azules que mas valen lo he traducido por les bleus qui plus valent. Esto no es francés correcto pero "les bleus qui vlent le plus" me ha percido psado y torpe.

Finalmente el francés no distingue entre hija y niña por lo cual toda la parte sobre Maria es ambigua pero no hay solucion

09 noviembre, 2017  
Blogger julio martínez mesanza said...

Muchas gracias, Ivan, por la hermosa traducción y por esas aclaraciones tan pertinentes y valiosas.

11 noviembre, 2017  

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